La phrase du jour

“"Si le théâtre oublie le monde, le monde finira pas oublier le théâtre". Bertolt Brecht



dimanche 25 février 2018

L'ensemble de mes pièces

vient de s'enrichir d'un nouveau texte. Un monologue pour femme librement adapté d’Alexis ou le traité du vain combat de Marguerite Yourcenar
(avec l’autorisation de la succession Yourcenar et des éds. Gallimard)


Préambule
Dans le récit de Marguerite Yourcenar : Alexis ou le traité du vain combat, Alexis Géra dans une longue lettre à son épouse Monique, lui livre, à mots couverts, le motif pour lequel il la quitte, laissant deviner ses penchants illicites pour les hommes. Il le fait honnêtement, avec pudeur, disséquant ses souffrances, exposant ses scrupules et ses affres, et décidé à assumer les conséquences de ses choix. Le récit se situe avant la Première Guerre mondiale.

Présentation
            La présente pièce met en scène, Monique, l’épouse d’Alexis. Nous sommes fin mars 1938. Monique Thiébaut-Géra, d’origine française, a cinquante-deux ans au moment où la scène se déroule. Elle est installée à Vienne où elle possède une galerie d’art. Trente-huit ans plus tôt, elle a épousé Alexis Géra, jeune musicien pauvre, issu d’une vieille famille de Bohème du Nord.
Après trois ans de mariage, en 1913, et la naissance d’un fils, Daniel, Alexis s’enfuit et lui écrit une lettre de confidences dans laquelle il la prend à témoin de ses angoisses existentielles et lui avoue avec précaution son penchant pour les hommes, sans jamais le nommer. Il la couvre de louanges, la parant de toutes les qualités comme si, ce faisant, il creusait davantage le fossé qui les sépare facilitant son départ par cet artifice.
            Au début de la pièce, Monique est sur le point de quitter Vienne, avec son fils de vingt-six ans Daniel et sa compagne Esther, afin de fuir les nazis. Elle prépare son bagage. En triant, elle retrouve la lettre d’Alexis – dont elle n’a pas oublié un mot - ainsi que leurs alliances. C’est, pour Monique, le prétexte à, enfin, livrer sa version des faits. Elle tente de rétablir la vérité, sa vérité, de démystifier l’image que son mari avait d’elle. Une façon de se réapproprier son existence.
À haute voix, Elle dresse, pour un Alexis imaginaire, une sorte d’autoportrait sur le fond sombre des orages d’acier à venir.


Personnages :
Monique : 1F, autour de la cinquantaine, élégante et distinguée.

Daniel : 1H, la trentaine, son fils. Le personnage peut être interprété en voix off selon la mise en scène.
Contrainte : Ne peut être utilisé qu'en exploitation professionnelle. (Exigence Gallimard/SACD)

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